Depuis ses débuts, l’association Musiques sur la Ville soutient de jeunes artistes de la région Champagne-Ardenne, en les aidant dans les différentes étapes de la réalisation de leurs projets et participe depuis 2011 du dispositif ZOOM pour la promotion hors région.

Le festival fait en outre depuis 2006 l’objet d’une résidence artistique de création originale. C’est Christophe Lartilleux (Latcho drom) qui a inauguré la formule, entouré de 11 musiciens de 6 nationalités pour une création exceptionnelle intitulée « Lungone dromenca », et Fred Chapellier en confirma le bien-fondé en 2007 avec « Further on up the road » réunissant un plateau international du blues contemporain.

L’édition 2008 a renouvelé l’expérience avec Emy Dragoï. Ce jeune virtuose de l’accordéon tzigane, de formation classique et passé maître dans l’improvisation jazz, aura imaginé avec « Micul Orasel » (le petit village) ce que serait le melting-pot musical et culturel qu’au début du XXe siècle on a nommé «musette», s’il naissait aujourd’hui.

En 2009, la 4e résidence avait pour titre « Terra Mater » : Création pour quatre voix, femmes du monde, femmes d’aujourd’hui (Kady Diarra, Erika Serre, Gillie McPherson, Rafika Hakkar) et la musique d’un compositeur du monde d’aujourd’hui: Sergio Leonardi.

Shukar Carrousel : la rencontre de l’art du cirque et de la chanson aux accents jazz-musette a réuni en 2010 Christophe Lartilleux et Bernard Quental, artistes régionaux de premier plan, reconnus pour leurs talents respectifs de musicien-compositeur et de maître en art équestre. Entourés de Barcella, de Gavroche, et de 7 musiciens et artistes, ils ont présenté au public du festival une création contemporaine originale, célébrant le temps des bals chantants, l’essence du cirque ancestral, la force du lien familial et le voyage comme sources de vie.

En 2011, le festival a réuni Jannick Top, Klaus Blasquiz, Fred Chapellier, Vincent Bidal, Jon Grandcamp et 8 choristes issus de la jeune scène musicale régionale pour une création contemporaine originale, intitulée « Come together » sous forme de concertos croisant musiques actuelles et savantes aux inspirations classique, jazz ou ethnique.

En 2012, c’est autour de Valoy (compositeur, musicien, producteur) et Oumar Démé (chorégraphe et danseur) que se sont réunis musiciens et danseurs français et burkinabés pour produire un spectacle d’une grande beauté et d’une grande intensité, unanimement salué en clôture du festival par plus de 3000 spectateurs. Le total du public présent aux différents temps de la résidence se montant à près de 8000 personnes.

En 2013, c’est autour de la confrontation de Barcella auteur-chanteur-slameur et poète avec David Lewis (Paris Combo) entourés une équipe de musiciens-arrangeurs pour un travail de (ré)création (titre possible) à la fois jazz et chanson d’expression française, offrant de larges espaces à l’improvisation, pour rendre un hommage affectueux au patrimoine francophone (et mieux s’en émanciper). Poétique et urbain, savant et populaire, classique et contemporain.

En 2014, Ultime Palace by Olivier Vaillant, Pop opéra baroque et urbain, à la manière d’une bande-son cinématographique. Une création contemporaine aux accents jazz, rock et classique contant la quête de l’amour comme réponse ultime aux tourments des hommes. Avec Paulette Wright (voix), Alain Siegel (piano), Jean-Philippe Feiss (violoncelle), Guillaume Dommartin (batterie), Fred Liebert (contrebasse), Youri Bessieres (violon), Yohann Renard (violon), Cyprien Busolini (alto).

En 2015, Aman Michto est une création originale du Festival International des Cultures Oasiennes de Figuig (Maroc) réunissant dans le cadre d’une action de coopération culturelle des Régions Champagne-Ardenne et de l’Oriental, Christophe Lartilleux et Abdelkarim Gagou, virtuoses de la guitare manouche et du luth arabo-andalou, accompagnés de leurs musiciens respectifs : Philippe «Doudou» Cuillerier (guitare et chant) et Ali Haddad (darbouka et voix). Quand la tradition millénaire orientale rencontre le jazz manouche dans une interprétation contemporaine, on touche à l’universalité de la musique qui rassemble. Envoûtant.

La création 2016 du festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs est confiée à Vivien Trelcat, artiste rémois, pour porter à la scène un répertoire très personnel au sein d’un collectif qui se constituera durant les différentes étapes de la résidence, pour construire un véritable groupe de scène. Sur un socle guitare-claviers-basse-batterie aux sonorités qui caractérisèrent la tendance « progressive » de la musique des années 70, s’entrelacent des synthés monophoniques, des chœurs, et des cuivres, sur lesquels s’épanoui, aérienne et profonde, la voix de l’artiste. S’élaborere alors un spectacle dont l’écriture constitue la matière d’un « concept album » – l’apanage des grands créateurs de ces années de référence…

La création 2017 du festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs est confiée à Anthonin Ternant, artiste rémois, pour porter à la scène un spectacle original fondé sur un répertoire inédit d’une quinzaine de morceaux, intégrant les éléments constitutifs de ses projets : Black Bones, pour la musique vivante et la force du groupe, The Wolf Under The Moon, pour les animations « marionnettiques », et Angel pour son esthétique et l’intensité du personnage. Avec, signature visuelle de l’artiste, la lumière noire comme effet « fil rouge » du spectacle. Sur le socle guitare-claviers-basse-batterie aux sonorités pop enrichies de textures électroniques, dans un décor de cathédrale burtonienne, s’épanouira, démultipliée par les chœurs, aérienne ou stentorienne, la voix de l’ange.

En 2018 c’est Christophe Roguin qui met à la scène « Komptines », le dernier opus d’Epikoi Enkor dans une création qui verra le trio s’élargir en quartet et le chant s’enrichir d’un chœur d’enfants du Conservatoire de Châlons-en-Champagne, dans un spectacle en forme de comédie musicale sensible, joyeuse et participative.

En 2019 c’est Thomas Nguyên qui s’est chargé de mettre en scène « Dreamland », une suite orchestrale pour groupe rock et ensemble à cordes qui verra le trio claviers – basse – batterie N.E.N (Nguyen-Ebbers-Neiss) s’enrichir de l’ensemble à cordes du Conservatoire de Châlons-en-Champagne, dans une création en forme de cantate dans l’esprit des performances progressives des early 70’s sur le poème éponyme du poète américain Edgar Allan Poe.


En 2020, ce sont les frères Thibault et Julien Batteux qui mettent à la scène « The Call », spectacle original réunissant leur quartet intitulé Brothers augmenté de musiciens additionnels, associé à un ensemble d’élèves des classes de percussions et de cuivres du Conservatoire. Répertoire essentiellement construit sur de nouvelles compositions du duo, associées à quelques-uns des titres qui leur ont déjà valu une solide reconnaissance en région et un intérêt croissant au-delà.

En 2021, la résidence de création artistique de Ian Caulfield, musicien et auteur-compositeur châlonnais, aura pour objet l’écriture et la mise à la scène de « Ian Caulfield », spectacle original réunissant deux musiciens associés à un ensemble d’élèves des classes de chant, de cordes et de percussions du Conservatoire de Châlons-en-Champagne. Un répertoire essentiellement construit sur les compositions en français figurant à son premier album à paraître au premier trimestre 2021.