Carillon de lumière

Création pour 56 cloches et jeux de lumière

Décembre 2005 et 2006

Châlons-en-Champagne et son carillon, une histoire d’amour de plus de 150 ans.

Carillon de lumière, Acte IIC’est en 1858 que Monseigneur de Prilly, évêque de Châlons fit don du carillon à l’église Notre-Dame-en-Vaux. Les 54 cloches furent fondues par Ernest et Amédée Bollée, fondeurs au Mans. Quatre furent installées dans la tour nord-ouest aux côtés de deux cloches du fondeur Cochois qui furent conservées. Cinquante cloches prirent place dans la tour sud-ouest de l’église. Le carillon et son cylindre automatique furent inaugurés en 1863 . Le cylindre a vraisemblablement fonctionné jusqu’au début du 20éme siècle, puis, remplacé par des systèmes plus modernes, il fut abandonné jusqu’à nos jours.

Tout musicien sait qu’un instrument qui n’est pas joué perd vite beaucoup de ses qualités, et Châlons y perdait un peu de son âme.

Faire revivre cet instrument inestimable, le temps de deux concerts, c’était lui donner une chance de renaître un jour, dans toute sa splendeur.

Ainsi, Patrick Legouix a conçu pour Musiques sur la Ville le principe d’un spectacle où la lumière serait au service de la musique, pour aussi souligner la beauté de cette collégiale qui est le véritable emblème de Châlons-en-Champagne.

Quoi de plus naturel que de confier à la création en 2005, le clavier à celui qui fut l’âme et la cheville ouvrière de la première renaissance du carillon, dans les années soixante-dix et pendant près de vingt ans. Après près de dix ans de quasi abandon, seul Eric BROTTIER pouvait en exhumer la palette des couleurs sonores et la richesse du timbre.

Il improvisa, dans la grande tradition des carillonneurs et des organistes, sur un programme de traditionnels de Noël, période oblige.

C’est à Cyrille MOLE, régisseur lumière du Festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs depuis plusieurs années et éclairagiste inspiré que fût confié le soin de concrétiser cette vision d’un carillon de lumières.

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