Carillon de lumière

Carillon de lumière en 2015Carillon de Lumière, acte VI
Création pour 56 cloches et jeux de lumière

Un spectacle unique au monde où la lumière, au service de la musique, jaillit des baies de la façade ouest et des tours de Notre-Dame-en-Vaux, à mesure que s’élèvent les notes jouées-frappées par le carillonneur, et révèle toute la beauté de la collégiale, véritable emblème de la ville de Châlons-en-Champagne, qui vit avec son carillon une histoire d’amour de plus de 150 ans.

Du 5 au 31 décembre 2017
Collégiale Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne

3 grands concerts de Maîtres Carillonneurs les 5, 12 et 19 décembre à 18h30
(Une projection vidéo au pied de l’édifice permettra au public de vivre en temps réel le jeu de l’instrumentiste.)

et le carillon automate les autres jours du 6 jusqu’au 31 décembre à 17h et 18h
à vivre du quai Barbat à la place Mgr Tissier

Après deux années de mise en œuvre par les services du Patrimoine de la Ville de Châlons-en-Champagne du système imaginé par Patrick Legouix et conçu par Cyrille Molé, qui illumine désormais l’ensemble des baies, rosaces et lanternes de la façade ouest de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux. la 6e édition du Carillon de Lumière présente du 5 au 31 décembre un programme de 3 grands concerts de maîtres carillonneurs concertistes les mardis 5, 12 et 19 décembre complétés d’aubades quotidiennes en version automate de l’instrument.

Pour un Noël 2017 haut en couleurs…

 

Programme des concerts 2017

Mardi 5 décembre 2017 – 18h30
Éric Brottier
Campanologue et carillonneur de Châlons-en-Champagne

Eric Brottier

Ingénieur des Arts et Métiers, Éric Brottier a une solide formation musicale. Dès 1974, il joue sur le carillon de l’église Notre-Dame-en-Vaux à Châlons-en-Champagne puis donne des concerts en France et à l’étranger. Également organiste virtuose, il fut élève de Michel Chappuis et obtint en 1988 une médaille d’or au conservatoire de Lille dans la classe de Jean Boyer. Il a notamment été l’organisateur des premières Journées nationales de campanologie qui se sont tenues à Châlons-en-Champagne le 31 août et le 1er septembre 1989. Éric Brottier est ingénieur-conseil auprès du ministère de la Culture et de la Communication.
Celui qui fut l’âme et la cheville ouvrière de la première renaissance du carillon, dans les années soixante-dix et l’anima pendant près de vingt ans, est sans doute le mieux placé pour en exhumer la palette des couleurs sonores et la richesse du timbre. Il improvisera, dans la grande tradition des carillonneurs et des organistes, sur un programme de traditionnels de Noël, période oblige. Mais pas seulement.

Mardi 12 décembre 2017 – 18h30
Adrien Parret
Carillonneur de Miribel (Ain – France)

Adrien Parret

Adrien Parret

Né en 1994, Adrien PARRET s’initie à la musique dans l’école de musique de son village à Messimy près de Lyon avant d’entrer dans la classe d’orgue de Yukiko JOJIMA à l’école de Musique de Craponne en 2006. Il suit ensuite l’enseignement de Dominique Reveyron et devient en 2014 organiste suppléant de l’église St-Joseph à Tassin la Demi-Lune puis est nommé co-titulaire du grand orgue neuf de St Didier au Mont d’Or en septembre 2016. Il découvre le carillon lors d’un stage au conservatoire de Pamiers en 2010 et participe régulièrement aux examens organisés par la Guilde des carillonneurs de France avant d’entrer dans la classe de carillon de Chambéry où il obtient en 2016 une UV d’improvisation mention très bien. Musicien apprécié, Adrien PARRET s’est produit en concert à Chambéry, Miribel, Taninges, Villefranche de Rouergue, en Belgique avec Jean-Pierre Vittot dans le cadre des festivals de Tournai en 2014 et Diest en 2015. En 2017 il est l’invité du premier festival Suisse de carillon à l’abbaye de St Maurice (Valais). Secretaire adjoint de la Guilde des carillonneurs de France, Adrien Parret a également eu l’occasion de se produire lors de congrès nationaux et internationaux (Barcelone, Châtellerault). Carillonneur à Miribel, il assure une mission d’animation régulière de l’instrument. Musicien mais également Technicien, Adrien PARRET exerce depuis 2013 le métier de facteur d’orgues-harmoniste chez Michel JURINE (facteur d’orgue à Lyon) dont il est associé.

19 décembre 2017 – 18h30
Francis CREPIN
Carillonneur de Saint-Quentin (Aisne – France)

Francis Crepin

Francis Crepin

Né en 1949 Francis CREPIN a tout d’abord reçu une formation de pianiste dans le cours d’Odette Ranfaing, à Saint-Quentin. C’est à l’Ecole Nationale de Carillon de Douai (France) qu’il a reçu les bases de sa formation de carillonneur, dans la classe de Jacques Lannoy. Il perfectionne ses acquis dans le cours de Koen Cosaert au sein de l’Ecole Royale de Carillon de Malines, en Belgique.

Parallèlement à sa profession de professeur de mathématiques, il a suivi, au sein du conservatoire de Saint-Quentin, des études musicales qui l’ont mené dans les classes d’orgue, de chant (1er prix), de Jazz, de trompette et de contrebasse.

Francis CREPIN a été nommé Carillonneur Titulaire de l’Hôtel de Ville de Saint-Quentin en Septembre 1999. Il est également président de l’Orchestre d’Harmonie de Saint-Quentin.

Il a composé ou arrangé de nombreuses pièces pour différents types de répertoires et d’instrumentations : pour carillon, pour orchestre d’harmonie, pour ensemble de cuivres, pour trompette et orgue, pour ensemble de contrebasses.

Il a donné de nombreux concerts principalement en France, mais aussi en Espagne et en Belgique et aux Etats-Unis.

Francis CREPIN est le secrétaire de la Guilde des Carillonneurs de France.

Aubades de l’automate.
Chaque jour à partir du 6 et jusqu’au 31 décembre à 17h et 18h, sauf les jours de concert.

Le carillon de Notre-Dame-en-Vaux est équipé depuis le 19e siècle d’un automate – autrefois à cylindre (toujours visible), aujourd’hui électromécanique piloté par informatique – qui met en mouvement jusqu’à 31 cloches, avec un programme d’une vingtaine de minutes de musique programmée ces dernières années avec le concours d’Eric Brottier, auquel l’instrument doit ses qualités musicales. Les artistes programmés en 2017 seront invités à en compléter le répertoire de leurs propres interprétations .

 

Origine de la manifestation

C’est en 1858 que Monseigneur de Prilly, évêque de Châlons fit don du carillon à l’église Notre-Dame-en-Vaux. Les 54 cloches furent fondues par Ernest et Amédée Bollée, fondeurs au Mans. Le carillon et son cylindre automatique furent inaugurés en 1863 pour fonctionner jusqu’au début du 20éme siècle, remplacé par des systèmes plus modernes. C’est en 1974 que l’instrument renaissait après une longue période de mutisme, sous l’impulsion d’Eric Brottier qui mettait en œuvre une restauration. Elle sera complète en 1989, et permit au carillon de Châlons-en-Champagne de rivaliser avec ceux du Nord de la France et devenir l’un des plus performants d’Europe.

illus_carillonlumiere2-225Tout musicien sait qu’un instrument qui n’est pas joué perd vite beaucoup de ses qualités. En 2005, fort était de constater que le carillon s’était à nouveau assoupi, et Châlons-en-Champagne y perdait un peu de son âme.

Faire revivre cet instrument inestimable, le temps de quelques concerts, c’était lui donner une chance de renaître un jour, dans toute sa splendeur. Ainsi, Patrick Legouix conçut le principe d’un spectacle où la lumière serait au service de la musique, pour aussi souligner la beauté de cette collégiale qui est le véritable emblème de Châlons-en-Champagne. C’est à Cyrille Molé, concepteur inspiré des lumières du festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs durant de nombreuses années, qu’il a naturellement confié le soin de la mise au point de son dispositif technique réalisé, conjointement avec les services du patrimoine de la Ville de Châlons-en-Champagne.

Un dispositif désormais animé par le talent exceptionnel de carillonneurs sélectionnés pour leur dynamisme, leur créativité et leur virtuosité, à la mesure d’un concept unique au monde qui augure un avenir prometteur pour le carillon de Notre-Dame-en-Vaux.

 

 

 

 

Reportage sur l’édition 2006.